Pourquoi le Pardon ne suffit pas pour guérir

Le Pardon Thérapeutique : Comment se libérer de l’emprise du passé sans être d’accord avec l’injustice

 

Le mot « pardon » résonne souvent comme une injonction morale, voire religieuse. Dans notre société, on nous apprend très tôt qu’il faut pardonner pour être une « bonne personne ». Pourtant, en tant que praticien en thérapies brèves, je constate quotidiennement que cette vision classique du pardon est souvent un obstacle à la véritable guérison émotionnelle.

 

Pourquoi ? Parce que demander à une personne victime d’un traumatisme de pardonner à son agresseur peut être vécu comme une seconde agression. C’est demander d’écraser sa souffrance, de faire table rase du passé, ce qui génère une frustration immense. Dans cet article, nous allons explorer une vision radicalement différente : celle du « Par-Don », ou l’art de se redonner sa propre part de vie.

 

L’illusion du pardon moral : pourquoi cela ne suffit pas ?

 

Le pardon moral, tel qu’on l’entend habituellement, consiste à dire à celui qui nous a blessé : « Je te pardonne ». Si cette démarche peut parfois apporter une forme de soulagement social, elle ne règle pas le problème de la souffrance intérieure.

 

Même si vous accordez verbalement votre pardon, la « boule au ventre » peut rester présente. La rancœur, la colère et le sentiment d’injustice continuent de brûler à l’intérieur. En thérapie, nous savons que l’apaisement ne vient pas de l’autre, mais de la manière dont nous traitons notre propre charge émotionnelle. Pour comprendre ce mécanisme, on peut s’appuyer sur les travaux de l’American Psychological Association sur l’impact du stress chronique et des émotions négatives sur le corps.

 

La différence entre être en paix et être d’accord

 

C’est le point central de mon approche chez ATMA Hypnose : il est possible d’être en paix avec un événement sans jamais être d’accord avec ce qui s’est passé.

  • Être d’accord reviendrait à valider l’injustice (un accident causé par l’alcool, une agression, un deuil injuste). Il est humainement impossible d’être d’accord avec l’inacceptable.

  • Être en paix, c’est décider que l’événement n’a plus le pouvoir de détruire votre présent.

 

La justice humaine doit passer, et il est crucial que les coupables soient sanctionnés à la hauteur des faits selon les principes du Code pénal. Mais sur le plan thérapeutique, votre guérison ne peut pas dépendre de la sentence de l’autre. Si vous attendez que l’autre change ou souffre pour aller mieux, vous lui donnez les clés de votre bonheur.

 

Le concept du « Par-Don » : se redonner sa part de soi

 

Le mot « pardon » peut se décomposer en « Par-Don ». Dans cette perspective, le pardon n’est plus un cadeau que l’on fait à l’autre, mais un don que l’on se fait à soi-même.

 

Lorsqu’un événement traumatique survient, une partie de notre énergie vitale reste « bloquée » dans le passé. Cette part de nous est prisonnière de la scène, elle continue de crier à l’injustice, de nourrir de la haine ou de la rancœur. Pendant que vous mettez une énergie folle à essayer d’avancer, cette part vous tire en arrière en disant : « On n’a pas réglé le compte ! ».

 

Pratiquer le pardon thérapeutique, c’est aller rechercher cette part de soi restée dans l’ombre et la réintégrer dans son entité globale pour pouvoir enfin avancer ensemble. C’est une forme de résilience profonde, telle que théorisée par des auteurs comme Boris Cyrulnik.

 

Comment l’hypnose et les thérapies brèves interviennent ?

 

Pour libérer cette charge émotionnelle, la volonté seule ne suffit pas. C’est là que les outils comme l’hypnose, la PNL ou le drainage émotionnel interviennent. Ces méthodes permettent d’accéder à l’inconscient, là où la blessure est stockée.

 

Les étapes de la libération :

  1. Reconnaître la souffrance : Ne plus chercher à l’étouffer par un pardon de façade.

  2. Identifier la part prisonnière : Quelle émotion est restée bloquée ? (Colère, honte, tristesse).

  3. Le dialogue intérieur : Utiliser des techniques de systémique familiale ou de constellations pour réintégrer cette part.

  4. L’ouverture du cœur : Non pas envers l’agresseur, mais envers soi-même, pour accueillir sa propre vulnérabilité et la transformer en force.

 

Ce processus est souvent facilité par une compréhension des mécanismes du cerveau émotionnel, comme l’explique l’INSERM dans ses recherches sur la mémoire traumatique.

 

Retrouver sa liberté intérieure à Courroux et dans le Jura

 

En tant que thérapeute installé à Courroux, j’accompagne les habitants du Canton du Jura et d’ailleurs vers cette légèreté d’esprit. Que ce soit pour des addictions, des comportements néfastes ou des blessures anciennes, l’objectif est le même : se sentir plus libre intérieurement.

 

Le travail sur le pardon est un voyage. Ce n’est pas un acte unique, mais un processus de développement personnel qui permet de passer du statut de victime à celui d’acteur de sa propre vie.

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