Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel, virtuel ou imaginaire.


Le rôle principal du cerveau est de faire en sorte que nous restions vivants et de nous reproduire dans un objectif de survie de l’espèce.

Il est comme un super ordinateur, il calcule analyse, réagit en fonction de ce qui l’entoure au travers des sens.

Cependant il peut être trompé car il prend en compte les éléments qu’il perçoit pour vrai dans toute les situations.

Prenons par exemple 3 situations.

Imaginons que nous sommes isolés, seul au fond de la forêt et que soudainement, un ours arrive droit sur nous !

Une émotion de peur nous submerge quasiment instantanément, à juste titre, car nous n’avons aucun moyen de nous défense et notre cerveau a analysé rapidement, que nous pouvons être tué par l’animal  (pas de protection, par de vitre comme dans un zoo qui puisse nous protéger)

Cette situation est réelle, et le danger d’un niveau très élevé. L’émotion de peur engendre un stress qui pourra éventuellement nous sauver la vie : augmentation du rythme cardiaque, respiration plus forte, fabrication de sueur pour refroidir l’organisme… Tout ceci dans le but de pouvoir prendre la fuite de la manière la plus efficace en courant et en se cachant.

Prenons la même scène mais diffusée au cinéma, nous allons avoir une émotion peur qui va venir vous envahir avec une intensité plus ou moins grande, tout va dépendre si nous sommes « véritablement hypnotisés » en regardant le film.

Le cerveau n’aura pas fait la distinction entre le virtuel et le réel.

Retournons dans la forêt et imaginons que nous devions pénétrer une grotte ou pourrait se cacher un ours. A mesure que nous pénétrons dans cet endroit et que l’obscurité devient de plus en plus intense… nous imaginons que des choses peuvent nous attaquer, et quelques fois nous imaginons avoir entendu un bruit… peut-être est-ce l’ours ? Peu importe, notre imaginaire à fait le travail et nous une émotion de peur nous envahie à nouveau.

Le cerveau n’aura pas fait la distinction entre l’imaginaire et le réel.

Ce fonctionnement de notre cerveau est extrêmement important pour comprendre comment nous nous réagissons aux différents éléments externes.

Ainsi lors d’une séance d’hypnose ou de PNL ou d’autres thérapies brèves, il est important d’utiliser cette capacité ou plutôt cette incapacité du cerveau à ne pas faire la différence entre le réel le virtuel ou l’imaginaire.

Il est ainsi tout à fait possible de « réécrire » un scénario de vie  traumatique, qui pourra être vécu de manière plus apaisante par le patient.

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